J'ai toujours pensé que j'avais le temps. Que je me poserai plus tard pour réfléchir à ce qui me plait. Sur le moment, je me sens fatiguée ou je suis occupée.
Mais j'ai bientôt 29 ans, et je me rends compte que pendant 10 ans, je me suis répétée que j'avais le temps.
Le temps de faire les choses que j'aime.
Le temps de profiter avec ma famille.
Alors oui. C'est vrai : on a le temps.
Mais ce temps passe, et pendant presque 10 ans, je pensais à ce rêve d'accompagner des personnes dans leurs envies.
J'ai essayé de m'y mettre : de prendre une journée seule pour y réfléchir sérieusement. Mais ça n'a jamais tenu et j'ai fini par culpabiliser de ne pas réussir à passer à l'action.
J'ai oscillé entre des périodes où je réfléchissais à fond à ce que je voulais faire, puis d'autres où ça retombait : plus d'énergie, plus de motivation, trop occupée par le quotidien...
Alors inconsciemment j'ai décidé de suivre le chemin le plus facile et disponible à ce moment-là : on est en 2022, je viens de fêter mes 25 ans, et je décide de prendre plus de place sur le marché de la relation client.
Je suis consultante en relation client, j'accompagne des services clients à l'international, et j'accepte une offre dans une scale up.
Au bout de 2 ans dans cette boîte, je finis par me lasser : alors j'accepte une proposition d'entretien et j'arrive à obtenir, après 5 interview, une offre.
Une belle offre, un meilleur salaire, un plus grand scope, plus de responsabilités et une montée en compétence assurée dans mon domaine.
Mais quelque chose cloche.
Puis, un proche me demande "où te vois-tu dans 5 ans ?"
Impossible de répondre.
"Est-ce qu'il y a vraiment une autre voie pour moi ?"
"Est-ce que je suis vraiment bien placée pour prendre des risques ?"
Alors cette fois, je reprends une journée seule. Mais cette fois-ci c'est différent. Je suis pressée par le temps car je dois donner une réponse, j'ai deux options :
- Est-ce-que je veux viser l'excellence dans mon métier ? Devenir une référence dans mon domaine ?
ou
- Est-ce-que je peux imaginer un quotidien qui me ressemble un peu plus ? Mais moins palpitant pour les autres et moins attrayant pour ma famille ?
J'avais le choix entre la sécurité de rester sur mon chemin ou bien le risque de tenter autre chose.
Tu lis cette newsletter, alors tu sais quel chemin j'ai choisi : le mien.
Mais j'ai été confrontée à la réalité : j'avais toujours mon job, je suis maman, et j'ai sous-estimé mon niveau d'énergie quotidienne.
En réalité, j'avais envie d'avancer sur quelque chose qui me ressemble, avec le même agenda qu'avant (qui n'avait déjà plus beaucoup de place).
J'ai vite compris que je devais me construire mon eco-système, celui qui m'aide à avancer malgré le manque de temps et d'énergie.
Et ça m'a fait réfléchir à mes différentes pratiques acquises dans mes expériences pro, qui me servent aujourd'hui à garder mon cap.
Suis ton projet quelque soit ton quotidien
Mes premières années en gestion de projet étaient difficiles : je venais d'arriver dans une équipe, j'étais junior, et face à majoritairement des hommes plus âgés que moi.
Je me sentais clairement en position d'infériorité de par mon manque d'expérience et la différence d'âge :
Comment faire passer ses idées et ses projets auprès d'une équipe qui ne me connait pas ?
Pourtant, ces idées et projets étaient - j'en étais sûre - les meilleures solutions pour les accompagner et fluidifier leur travail au quotidien
Au fil des années j'ai trouvé mes quelques astuces qui m'ont permis d'assurer le bon suivi de mes projets, leur accomplissement et des résultats notables.
Trouve ton ambassadeur
En gestion de projet, l'ambassadeur est quelqu'un qui porte ton projet auprès des autres. Qui y croit avant même que les résultats soient là. Tu n'as pas besoin de quelqu'un qui "vend" ton projet aux autres. Tu as besoin d'un témoin : quelqu'un qui voit ton chemin, qui t'écoute quand tu doutes, et qui te rappelle d'où tu es partie quand tu as l'impression de ne pas avancer.
Ton témoin, c'est peut-être un(e) ami(e), un parent, un membre de ta famille, ou même quelqu'un que tu as rencontré dans une communauté en ligne. Ce qui compte, c'est que cette personne soit capable de deux choses : t'écouter sans juger, et célébrer tes avancées (même les petites).
Tu n'as pas besoin de LA personne parfaite : tu cherches quelqu'un pour un rôle précis, pas un(e) psy ou un(e) coach. Ensuite, ton témoin peut changer selon les moments. Et si vraiment personne ne te vient en tête, cherche du côté des communautés.
Parfois, ton témoin c'est quelqu'un que tu n'as pas encore rencontré.
Quand ton témoin n'est pas dispo (ce qui arrivera évidement), tu peux quand même t'appuyer sur lui : note quelque part les phrases qui t'ont marquée, et demande-toi "qu'est-ce qu'il/elle me dirait là ?". À force, cette voix deviendra ta boussole interne.
Toujours comprendre "pourquoi"
Je me souviendrai toujours d'une réunion faite avec un collègue : nous devions faire un retour sur les performances d'une personne de notre équipe. Lors de ce point, au bout d'à peine 5 minutes, cette personne s'est rapidement emportée. Elle s'est mise en colère puis est partie de la pièce.
Du haut de mes 20 ans, j'étais persuadée d'avoir utilisé les bons moyens et j'étais totalement désemparée. J'étais désemparée d'avoir mis quelqu'un en colère, et désemparée de ne pas avoir pu faire passer le message que je voulais.
J'ai alors appelé une personne (=mon témoin !) à qui j'ai raconté la scène. Cette personne finit simplement par me demander "Tu sais pourquoi il a réagit comme ça ?"
Et là, aucune réponse : je n'avais aucune idée de pourquoi cette personne s'était mise en colère à ce point. Être agacé au travail ça arrive bien-sûr, mais de là à s'emporter et quitter la pièce totalement excédé... il y a un monde. Il y avait forcément une explication.
Alors j'ai pris du recul :
- Cette personne était jeune papa : il y avait donc peut-être une couche de fatigue.
- Dans la pièce, nous étions deux supérieurs et lui tout seul : aucun doute qu'il ait pu se sentir "prit au piège".
- Notre intention n'était pas claire : voulions-nous le rappeler à l'ordre ? Ou comprendre pourquoi il avait de tels résultats ? Ou bien, voulions-nous lui proposer des solutions ?
Et c'est là que j'ai réalisé : j'avais tous les éléments pour comprendre et ANTICIPER qu'une réunion autour de la performance de ce collaborateur ne pouvait pas se passer comme prévu. A vrai dire, elle ne pouvait que mal se passer.
Voilà pourquoi il est important de comprendre "pourquoi".
Quotidiennement, demande-toi "pourquoi" une personne réagit d'une manière ou d'une autre. Tu n'auras pas toujours la réponse. Mais le plus important, c'est de te demander "Pourquoi réagit-il/elle comme ça ?"
Cette question m'accompagne 'encore aujourd'hui pour parvenir à comprendre des réactions un peu vives ou à anticiper certains scénarios.
Qu'est-ce qui fait que ton projet sera réussi ?
Pendant des années, mon projet d'accompagnement restait flou. Je savais que je voulais "aider les gens", mais c'était tout. Résultat : je ne savais jamais si j'avançais ou si je tournais en rond.
En gestion de projet, on appelle ça la "definition of done" : répond simplement à cette question par 3 bullet points. 3 bullet points qui représentent les étapes nécessaires au succès de ton projet.
Grégoire, qui a participé au programme Zero.One, faisait du Pixel Art. Son rêve était vague : "faire du pixel art". On a traduit ça en trois critères :
- Avoir un compte Instagram actif avec mes réalisations
- Avoir vendu 3 pixel arts
- En faire au moins une fois par semaine
Parce que sans définition claire, tu oscilles entre deux pièges : le perfectionnisme (ce n'est jamais assez bien) ou la passivité (à quoi bon, de toute façon).
Avec trois critères, tu sais exactement où tu en es. Même les jours où tu doutes.
Perso, entre ma vie de maman, les coups de fatigue, les maladies, et le cycle menstruel... tous les mois sont des montagnes russes. Jamais deux jours d'affilés avec le même niveau d'énergie.
Je ne suis jamais passée à l'action parce que je pensais qu'il fallait du temps, de l'énergie et de l'argent.
Et puis j'ai compris l'importance de se créer un écosystème qui fonctionne pour soi-même. Un environnement qui nous corresponde et qui nous pousse à continuer d'avancer même quand on est fatigué, qu'on n'a pas le temps ni l'argent.
Parce que je suis persuadée que le bonheur n'est pas dans le "toujours plus" mais dans la quête de soi. Dans cette quête, tu apprends à vivre selon ton rythme.
Celui qui te permet d'avancer même quand ça va pas.
Si tu veux qu'on regarde ensemble ce qui te bloque vraiment, je t'offre un appel de 30 minutes. Pas de pitch, pas de pression. Juste un espace pour poser les choses et voir si je peux t'aider.
👉 Réserve ton créneau ici