Et toi, tu feras quoi quand tu auras le temps ?

Tu es pris dans ton quotidien. Tu vas au taff, tu te donnes, puis tu rentres, et tu n'as plus d'énergie. Tu utilises tes deux jours de week-end pour faire tout ce que tu n'as pas pu faire dans la semaine.

Ce rythme imposé me questionne : pourquoi mettons-nous tout notre temps et parfois toute notre énergie dans notre job ?

"J'ai pas le temps"

Pendant longtemps, je répétais aux autres et à moi-même : "je n'ai pas le temps". Alors que c'est une question de priorité : si tu n'as pas le temps pour quelque chose, alors ce n'est pas ta priorité.

Clairement, ce constat m'a fait mal quand je l'ai réalisé, car ces dernières années j'ai passé mes journées à courir. Après mon temps, après mon énergie...

Quand j'étais consultante, ou responsable SAV, j'étais contente d'aller au travail. De laisser mon enfant de moins d'un an. En fait, je réalise aujourd'hui qu'à travers mon travail, je cherchais deux choses :

  1. Je voulais me retrouver, et mon travail était mon seul refuge : pas de cris, pas de pleurs interminables.
  2. Et surtout, je ne voulais pas casser ce petit bout de chemin que j'avais commencé à construire : celui de celle qui travaille dur, qui fait de grosses journées.

Olivier Burkeman l'explique dans son livre 4000 semaines : la gestion de notre temps impacte notre estime de soi. Selon lui, si on a l'impression de ne pas faire un bon usage de notre temps, alors on aura une faible estime de soi. L'obsession de vouloir gérer son temps serait donc une projection dans le futur. Et sans même s'en apercevoir, cela nous arrache du moment présent.

Et si, dans notre société moderne, on prenait le problème à l'envers ?

A la base, de quoi on a besoin ?

Initialement, on se trouve un job pour gagner de l'argent.
Maslow l'a posé clairement dans sa pyramide : on travaille d'abord pour couvrir nos besoins fondamentaux (nourriture, eau, sommeil, etc.).

Mais une fois qu'on a de quoi vivre, pourquoi continuer à en faire autant ?

Tu peux te mettre à angoisser pour des choses qui, finalement, ne sont pas liées directement à ton intégrité ou tes besoins primaires.
Une réunion qui s'est mal passée, un désaccord avec un collègue, une remarque de ton manager, etc. Tant de choses qui nous prennent la tête, nuisent à notre bien-être et à notre santé mentale.

On accorde beaucoup d'importance à ce qui n'est finalement pas si important pour nous.
Et si nous repensions nos priorités ?

Mais on n'a pas toujours le choix

Oui, certaines choses doivent faire partie de tes priorités, tu n'as pas le choix : tes enfants, ton salaire, l'administratif...

Il y a un an, j'aurais juré que ces 10 minutes, je ne les avais pas.
Où pouvais-je bien les trouver ? Avec quelle énergie ? Je subissais mon temps entre ma vie de maman, mon travail, mon compagnon, la maison, les lessives, la vaisselle...

Je me souviens de ces moments où je pleurais de culpabilité, de honte, de tristesse de ne pas pouvoir profiter de mon bébé comme je l'entendais.
Et paradoxalement, mon travail était devenu le seul endroit où je pouvais me ressourcer.

Et même sans enfants, tu connais peut-être ça : tu termines tes journées plus tard que prévu, tu ne fais plus attention aux horaires... Une fois la journée terminée, tu es lessivé(e). Et là, bonne chance pour avancer sur ce qui te plaît ou t'énergise.

Alors je me suis posé une question simple : est-ce que le soir, je peux utiliser 10 minutes de mon temps pour faire quelque chose pour moi ? Pas pour les autres. Juste pour moi.

La réponse, c'est oui. Mais à une condition : ne pas avoir 20 priorités. En avoir une à trois MAX, quotidiennes, pas plus.

Mon objectif à ce moment-là est devenu plus clair : arrêter de subir mon temps. Reprendre la responsabilité de mes journées, même dans les contraintes.

Mais je me suis mise à douter : ai-je vraiment besoin de plus ?

Tes envies et tes projets sont importants

On a longtemps cru que c'était normal de n'avoir rien en dehors du travail. Pas de projet perso, pas de passion, juste le boulot et le repos. Mais en réalité, on a tous besoin de plus que ça. Pas juste de "décompresser", mais de créer quelque chose qui nous ressemble.

Hannah Arendt, philosophe du XXe siècle, faisait une distinction essentielle entre le travail et l'œuvre.

  • Le travail, c'est ce qui nous maintient en vie : gagner de l'argent, payer les factures, survivre.
  • L'œuvre, c'est ce qui nous inscrit dans le monde, ce qui laisse une trace. On ne travaille pas seulement pour manger, on travaille pour exister aux yeux des autres.

Le problème c'est qu'aujourd'hui, on attend souvent de notre job qu'il remplisse les deux fonctions. Qu'il nous fasse vivre ET qu'il nous donne un sentiment d'exister.

C'est notamment ce que pointe Axel Honneth, philosophe allemand contemporain. Selon lui, notre besoin de reconnaissance est si profond qu'on finit par le chercher là où c'est le plus accessible : au travail. Le bureau devient le lieu principal où on espère être vu, validé, valorisé. Et quand cette reconnaissance ne vient pas, ou pas assez... on s'épuise.

Tes projets perso, tes envies... ne sont pas des bonus pour le week-end. C'est un espace où tu peux exister autrement, laisser ta trace, sans dépendre de la validation d'un manager ou d'une fiche de poste.

Utilise ton temps au lieu de le subir

On peut changer de perspective. Arrêter de courir après le temps, de le subir. Et commencer à l'utiliser.
Clairement, je ne te dirai jamais qu'on a tous les mêmes 24 heures. Parce que c'est faux (qu'en disent les influenceurs sans enfants ou sans job qui te pompe ton âme sur les réseaux...).
La seule chose qu'on peut faire, c'est accepter qu'on ne pourra pas tout faire sur une journée ou une semaine. Avoir un salon parfaitement rangé, la vaisselle clean, les lessives prêtes, de bons repas, avoir fait son sport, etc. Pas possible.

Tu ne peux pas tout faire, alors fais le plus rentable

Applique le principe de Pareto. Demande-toi : qu'est-ce qui me demande peu de temps ou d'énergie, mais m'apporte le plus de résultats ? L'idée : identifier cette action qui représente 20 % de l'effort pour 80 % d'impact.

Puis accorde-lui 10 minutes par jour. C'est tout. Certains jours, ces 10 minutes seront juste ce qu'il faut pour rester en mouvement. D'autres jours, elles se transformeront en 30 minutes, en une heure... selon ton énergie, ton quotidien, ce que la vie te laisse comme espace. L'important, c'est de commencer.

Valorise ce qui t'importe

Tu t'es perdu dans une société qui valorise ceux qui montrent qu'ils se lèvent à 5h30 du matin pour faire des routines de malades, mais qui ne te disent pas qu'ils ont fini en burn out 2 ans plus tard.
Tu n'as pas besoin de te lever à 5h pour faire ce que tu aimes
Tu n'as pas besoin de te tuer à la tâche pour accomplir ton projet
Tu n'as pas besoin de quitter ton job pour faire ce que tu aimes (bon sauf si tu veux aller vivre sur l'Île Maurice, là va falloir trouver d'autres stratagèmes)

Commence petit. Un créneau. Une heure. Pour toi ✨

Si tu te reconnais dans ce sentiment courir après le temps : on peut prendre 30 minutes pour discuter de comment tu peux faire quelque chose qui te rapproche de tes envies sereinement : https://calendly.com/splavinet/intro

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