L'offre était parfaite. J'ai dit non.

Il y a un an, j'ai reçu une proposition qui cochait toutes les cases.

Le salaire. La sécurité. La montée en compétences. Le genre d'opportunité que tu ne refuses pas. En tout cas, pas si tu es "raisonnable".

Ma mère aurait validé. Ma banque aussi.

Et pourtant, quelque chose coinçait.

Rien de flagrant, mais juste un doute diffus, en arrière-plan.

Une sorte de brouillard qui restait là, au-dessus de ma tête, même quand j'essayais très fort de me convaincre que c'était la bonne décision.

La décision à prendre pour continuer d’assurer professionnellement.

Tu connais peut-être cette sensation ?

  • Sur le papier tout va bien.
  • Tu as "tout pour être content(e)".
  • Mais au fond, quelque chose ne colle pas.
  • Et en prime, tu culpabilises de ne pas sauter de joie alors que tu "devrais".

Alors j'ai fait un truc que je n’ai jamais osé faire.

Je suis partie deux jours. Seule. Au Havre.

Pas de séminaire hors de prix avec des gens qui font "ommmm" en cercle !

Pas de retraite où on t'interdit de parler pendant 72 heures.

Juste moi, la mer, le silence, et l'obligation de me confronter à ce qui tournait en boucle dans ma tête.

Pendant ces deux jours, j'ai fait trois choses toutes simples.

Et ce sont elles qui ont tout débloqué :

1. Je me suis baladée sans but

Pas de podcast. Pas de "je vais marcher 10 000 pas".

Juste déambuler et laisser mes pensées faire leur vie sans essayer de les ranger dans des cases. C'est là, quelque part entre le bord de la Manche et une montagne de galets, que mon doute a commencé à prendre forme.

À devenir quelque chose que je pouvais enfin nommer.

2. J'ai revu mes priorités, mais pour de vrai

Pas une liste Pinterest de "mes valeurs".

Un vrai travail : où est-ce que je veux mettre mon énergie ?

Ma famille, mon couple, mes amis, l'argent, le sport, le repos, mes projets perso... J'ai tout étalé.

Et j'ai réalisé que cette offre "parfaite" m'éloignait de presque tout ce qui comptait vraiment pour moi 😬

3. J'ai écrit ma journée idéale

Pas ma journée "productive de ouf où je coche 47 tâches".

Ma journée à moi.

Celle où je me sens alignée, vivante, à ma place. Cet exercice a confirmé ce que la petite voix me murmurait depuis des semaines...

J'ai dit non.

Pour la première fois de ma vie, j’allais devoir dire non, alors que je savais que ça briserait l’image de la fille parfaite.

Mais cette fois-ci, pas d’excuses bidons pour m’auto-persuader que c’était la bonne réponse.

Je disais “non”, pour moi.

Et tu sais quoi ? Ce non m'a apporté plus de clarté que tous les oui "raisonnables" que j'avais accumulés jusque-là pour rester sur mon très cher "chemin tout tracé".

Si toi aussi tu as ce doute qui flotte

Tu n'as pas forcément besoin de partir deux jours au Havre.

Mais tu peux commencer par ça, cette semaine :

Une balade sans but, sans écouteurs, 30 minutes. Laisse ton cerveau divaguer. Il sait des choses que tu n'entends pas quand t'as Beyoncé dans les oreilles 👀

Une feuille blanche et cette question : où est-ce que je veux vraiment mettre mon énergie ? Classe. Priorise. Sois honnête avec toi-même, personne ne regarde.

Dix lignes sur ta journée idéale. J'ai pas dis journée "parfaite". Mais ta journée "Idéale". Pour toi.


La peur de se tromper, du jugement des autres, de ne pas être assez légitime... elle ne va pas disparaître (désolée, je n'ai pas de baguette magique). J'y reviendrai dans une prochaine édition.

Mais ta peur peut devenir plus claire.

Et une peur qu'on comprend, c'est une peur qu'on peut traverser.


C’est ton tour !

C'est quoi, le doute qui flotte au-dessus de ta tête en ce moment ?

Tu peux me répondre, je lis tout. 💛

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